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Santé

Détresse respiratoire transitoire du nouveau-né : définition, cause, symptômes, traitement

Le liquide amniotique, contenu dans le sac amniotique, est essentiel pour le développement du bébé. Ce liquide qui entoure le bébé dans l’utérus agit comme un coussin en protégeant l’enfant contre les blessures. Il permet également de garder sa température stable, et il est nécessaire au bon développement des os et des poumons. Dans l’utérus, le bébé inhale et exhale en permanence le liquide – ce qui est normal et nécessaire pour sa santé.

Au cours de l’accouchement, l’organisme du bébé libère des substances chimiques pour aider les poumons à expulser le liquide. La pression exercée par la filière pelvigénitale sur la poitrine du bébé libère également le liquide. Lorsque le bébé sort du ventre de la mère, sa toux et l’air qui remplit les poumons doivent expulser le liquide amniotique restant.

Cependant, le liquide n’est pas toujours expulsé complètement et aussi rapidement qu’il le faudrait. La présence de cet excès de liquide dans les poumons peut rendre difficile le fonctionnement normal des poumons du bébé. Cet état pathologique est connu sous le nom de détresse respiratoire transitoire du nouveau-né.

Il entraîne généralement chez l’enfant une respiration rapide (tachypnée). Bien que les symptômes puissent être pénibles, ils ne sont généralement pas mortels. En réalité, les symptômes sont transitoires (de courte durée) et disparaissent généralement sous un délai de un à trois jours après la naissance.

Les autres dénominations pour la détresse respiratoire du nouveau-né incluent :

  • la DRT
  • la tachypnée transitoire du nouveau-né
  • la rétention du fluide pulmonaire
  • le SDR transitoire
  • la transition prolongée

Causes

La cause exacte de la détresse respiratoire chez le nouveau-né n’est pas toujours connue. Elle peut être causée par l’incapacité des poumons du nouveau-né à expulser ou à absorber le liquide amniotique pendant et après l’accouchement.

Les bébés nés par césarienne ont plus de chances de connaître cette complication. Une césarienne ne permet pas au liquide de subir une pression afin d’être expulsé hors des poumons, ce qui doit normalement se produire dans la filière pelvigénitale au cours de l’accouchement vaginal.

D’autres facteurs susceptibles de conduire à une détresse respiratoire transitoire incluent :

  • une naissance avant la 38ème semaine de grossesse
  • une naissance d’une mère qui souffre de diabète
  • un accouchement vaginal rapide
  • un clampage tardif du cordon

Les bébés de sexe masculin ainsi que ceux ayant un poids élevé à la naissance sont plus sujets à ce phénomène.

Symptômes

Les symptômes seront différents d’un nouveau-né à l’autre. Les symptômes les plus fréquents incluent :

  • une fréquence respiratoire rapide (supérieure à 60 cycles par minutes)
  • une respiration laborieuse, incluant des grognements et des gémissements
  • un évasement des narines
  • une peau bleuâtre (cyanose)
  • l’impression que la poitrine s’enfonce sous la cage thoracique à chaque inspiration (rétractations)

Diagnostic

Les symptômes de la détresse respiratoire transitoire peuvent être associés à d’autres pathologies chez le nouveau-né. Cela peut rendre le diagnostic difficile pour le médecin. Afin de diagnostiquer une détresse respiratoire transitoire, le médecin étudiera le déroulement de la grossesse et de l’accouchement, ainsi que les complications. Il examinera également le bébé. Des examens peuvent aussi être réalisés afin de confirmer le diagnostic. Ces examens incluent :

  • une formule sanguine complète (FSC) et une hémoculture afin de détecter une éventuelle infection chez le bébé telle qu’une pneumonie.
  • une analyse des gaz du sang afin de contrôler le niveau d’oxygène dans le sang du bébé
  • une radiographie de la poitrine pour étudier les causes de la détresse respiratoire
  • une surveillance par un oxymètre de pouls – un capteur d’oxygène attaché au pied du bébé pour que le médecin puisse surveiller les fonctions pulmonaires.

S’il n’existe pas d’autres causes à l’origine des symptômes du bébé, le médecin pourra diagnostiquer une détresse respiratoire transitoire du nouveau-né.

Il existe des cas où des symptômes similaires disparaissent au bout d’un jour ou deux. C’est pourquoi, le médecin peut souhaiter attendre un jour ou deux après la naissance avant d’établir un diagnostic ferme.

Traitement

Si le bébé présente des symptômes de détresse respiratoire transitoire, il recevra de l’oxygène supplémentaire pour conserver un taux stable d’oxygène dans le sang. Cet oxygène sera généralement administré par le biais d’un tube placé autour de la tête du bébé et à l’intérieur de son nez (canules nasales). La plupart des bébés vont réagir au traitement dans les 12 à 24 heures. Pendant cette période, la quantité d’oxygène nécessaire au bébé devrait diminuer.

Les nouveau-nés éprouvant des difficultés respiratoires peuvent avoir des difficultés pour se nourrir. Si cela se produit, le médecin pourra également prescrire des solutions et des nutriments à votre bébé par voie intraveineuse (par le biais de sa veine). Dans la mesure où la détresse respiratoire peut être difficile à distinguer d’une infection, le médecin peut également prescrire des antibiotiques. Si les examens montrent qu’il n’existe pas d’infection, ces antibiotiques seront arrêtés.

Dans de rares cas, les difficultés respiratoires peuvent rendre nécessaire l’utilisation d’un ventilateur. Un ventilateur est une machine qui peut aider le bébé à respirer jusqu’à ce qu’il puisse le faire de façon autonome.

Pronostic

Les symptômes de la détresse respiratoire transitoire disparaissent généralement de un à trois jours après la naissance. Dans certains cas, les symptômes peuvent persister jusqu’à une semaine. Lorsque les symptômes ont disparu, les nouveau-nés ne rencontrent généralement pas de problème de santé additionnel et ne nécessitent pas de suivi particulier.

Prévention

Il n’existe pas de moyen pour prévenir de façon définitive la détresse respiratoire transitoire. Il est toutefois possible pour la mère de minimiser les chances qu’elle se manifeste :

  • en ayant une alimentation saine pendant la grossesse, comprenant beaucoup de fruits, de légumes et de céréales complètes
  • en consultant son médecin régulièrement pour des examens prénataux
  • en arrêtant de fumer
  • en évitant de consommer de l’alcool ou d’absorber des médicaments qui n’ont pas été prescrits par un médecin.

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